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30/11/2009

Quatrième chapitre : Un « résidu démoniaque » !?

Il circule actuellement, librement, au sein de l’Église, diverses théories voulant qu’il peut subsister un résidu démoniaque ou une zone partielle « démonisée » chez certains croyants après leur conversion. On retrouve maintenant ces croyances chez plusieurs évangélistes, intervenants et écrivains chrétiens… Pourtant elles sont tout à fait contraires à ce qu’enseigne les Saintes Écritures.


Il est vraiment surprenant de voir et d’entendre des gens supporter des doctrines aussi étranges. J’ai même lu dans un livre écrit par une croyante américaine quelque chose de tout à fait incroyable et saugrenu. Cette personne possède pourtant une grande notoriété dans le domaine de la relation d’aide, semble avoir un ministère fructueux, et a écrit des livres contenant des choses pourtant valables et édifiantes. Mais voici ce qu’elle affirme dans un de ses livres : elle rencontra un homme ayant depuis toujours un grave problème de colère, et qui se continuait même depuis qu’il était (selon elle? – selon lui?) devenu chrétien. En priant pour lui et en touchant son front, elle dit qu’un esprit impur sortit du plus profond de son abdomen, et que cette « chose » s’y serait installée depuis son enfance, affectant toute sa vie… Un langage qui ressemble étrangement à  celui d’un  « guérisseur » des Philippines! Elle ajoute même qu’il fit alors une contorsion et se mit à baver… Nous avons affaire là à une erreur grave d’appréciation, à une interprétation erronée de la situation d’une personne et d’un événement. D’abord, peut-être cet homme n’était-il pas vraiment encore chrétien (né de nouveau)?  Mais il est fort possible, qu’ayant vraiment accepté Jésus comme son Sauveur à  l’occasion de cette rencontre, il ait pu être libéré, suite à la confession «désespérée » de son problème de colère…Car on ne peut pas ôter un péché ou une œuvre de la chair (comme la colère) en chassant un démon; c’est tout à fait insensé et anti-biblique.

 

        Nous ne devons jamais fonder une doctrine ou une pratique sur une expérience, quelle qu’elle soit; seulement la Bible peut servir de fondation à cet égard. Et ce n’est pas parce que les gens présentent certains symptômes semblables à ceux de qui on chasse véritablement des démons (les païens), qu’on peut appuyer  cette pratique concernant  les croyants. Toutes les démonstrations et symptômes physiques observés chez les croyants lors de ces séances (surtout les séances de groupe) ne veulent rien dire, à cause souvent du lavage de cerveau qu’on leur a fait subir auparavant. La plupart du temps, il n’y a aucune délivrance réelle ni aucune action de l’Esprit, seulement une simulation de délivrance, le tout se déroulant dans une atmosphère surchauffée et très « psycho-émotionnelle ». Satan sait fort bien que, si le peuple de Dieu se fait « cuisiner », il pourra facilement le pousser dans des activités ayant un aspect plutôt troublant et affligeant, voire ridicule.

 

        Voici d’ailleurs le témoignage d’un croyant, Jason Vinley, qui publia un petit ouvrage ayant pour titre : « Je fus délivré de la délivrance! »  Suite à deux séances de délivrance de plusieurs démons, il s’est aperçu ensuite qu’il n’avait été délivré de rien du tout. Voici ce qu’il en dit (Livre « Le dilemme », W. Robert McAlister, Éditions Vida,  p. 81) : « Il y a quelques mois j’ai expérimenté ce qu’on appelle aujourd’hui une délivrance. C’est-à-dire que des frères et des sœurs en Christ sont venus chasser des mauvais esprits de moi. J’ai expérimenté toutes les manifestations dont on m’avait parlé, lorsque des démons seraient chassés de moi. J’ai écumé, toussé, tremblé, hurlé et eu des haut-le-cœur pour chaque démon qui fut nommé et qui reçut l’ordre de partir ». Et notre frère missionnaire McAlister, qui a rapporté ce témoignage, d’ajouter (p. 115) : « Jason Vinley dit que sa « séance de vomissement » a eu lieu parce qu’il avait eu son esprit conditionné par ceux qui lui avaient enseigné qu’il était rempli de mauvais esprits et qu’il devait les vomir. Le docteur Robert C. Frost m’a écrit : « Je me suis souvent demandé si les séances de « délivrance en groupe » n’avaient pas en partie une cause psychologique ou même si Satan n’avait pas préparé une situation où il pouvait attirer l’attention sur lui… Nulle part la Bible n’enseigne à un démoniaque à cracher un démon (encore bien moins pour un chrétien). Si ce n’était qu’une bêtise, on pourrait la tolérer, mais c’est pire que cela. C’est une fausse doctrine qui asservit le peuple de Dieu ». Ces paroles du frère McAlister sont tellement claires et véridiques que nous n’avons pas besoin de rien ajouter. Et si quelqu’un peut parler en connaissance de cause, c’est bien ce pasteur-missionnaire : au cours de son ministère à travers le monde, pendant des dizaines d’années, il a chassé lui-même un grand nombre de démons de païens qui étaient possédés et qui ont accepté ensuite Jésus comme leur Sauveur et Seigneur.

 

        C’est le sang de Jésus qui nous purifie de tout péché, et cela devient effectif à partir de la repentance et de la confession (même si c’est la 200e fois pour le même péché). Affirmer la présence d’un démon dans le croyant est une entorse à la Parole de Dieu et à la totale efficacité du sang de Jésus pour nous délivrer du péché. Il ne faut jamais oublier toute la portée de 2 Corinthiens 5 :17 : «  Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées : voici, toutes choses ont devenues nouvelles. »  Toutes ces « doctrines de démons » sont vraiment déconcertantes.  Pour nous montrer qu’il ne subsiste aucun résidu démoniaque dans le croyant né de nouveau, même après la vie la plus diabolique, nous allons citer un autre témoignage tout à fait convaincant, que relate encore notre frère McAlister dans son livre « Le dilemme » (p. 100-101) : « J’ai écrit en portugais un livre intitulé Mère de saints. C’est la biographie de Georgina Aragao dos Santos, qui fut baptisée dans le sang d’animaux à l’âge de quinze ans et qui fut un médium pendant trente-trois ans à Rio de Janeiro. Georgina participait à tous les rites démoniaques, depuis les sacrifices de sang  jusqu’à la divination. C’était un médium, une diseuse de bonne aventure et une adepte de la magie noire et blanche. Elle fut possédée par un démon dont elle connaissait le nom et dont elle invoquait les pouvoirs quotidiennement, lors de son ordination. Cette « démonisation » volontaire lui a donné des pouvoirs occultes, et elle leur a complètement dédié sa vie. Georgina était en train de mourir de la leucémie quand elle est venue dans notre assemblée un mercredi soir. Elle fut à la fois guérie et sauvée, guérie de ses péchés et du pouvoir démoniaque reçu par ses serments dans le sang. Si quelqu’un devait avoir un « résidu démoniaque », ce serait bien Georgina. En préparant ce livre (Le dilemme), j’ai discuté avec elle de la fausse théorie des démons-dans-les-croyants. Je lui ai parlé de la doctrine qu’un résidu démoniaque existe dans la vie de ceux qui ont pratiqué l’occultisme avant leur salut. Sa réponse fut instantanée. « Pasteur Roberto, c’est un des plus grands mensonges que le diable ait jamais raconté. Comment un vrai chrétien peut-il croire une telle chose? » Une bonne question. Je n’ai jamais chassé de démon de Georgina. Ce n’était pas nécessaire. Le pouvoir du salut par le sang de Christ a complètement détruit l’influence des démons dans sa vie. Cela s’est passé en 1962. J’ai attendu six ans pour raconter son histoire. Après plus d’une douzaines d’années, elle ne manque pas une de nos réunions. C’est un témoin rempli du Saint-Esprit, de la délivrance de Dieu par la simple foi en Jésus-Christ. » Voici d’ailleurs ce que cite Rick Joyner dans son livre « L’ultime assaut » (Éditions J.E.M.), à partir de la vision qu’il a reçue du Seigneur : « Je remarquai que les démons étaient montés sur les chrétiens, mais n’étaient pas en eux comme c’était le cas des non-chrétiens. Il était évident qu’il aurait suffi à ces croyants de ne plus être en accord avec leurs démons pour en être libérés. »

 

        Voici donc la règle biblique que nous devons absolument adopter : éviter d’ériger des enseignements, doctrines et pratiques, à partir de cas particuliers, isolés ou « spectaculaires », qui peuvent nous sembler flous ou incompréhensibles, en regard de la Parole de Dieu. Nous devons admettre et accepter que nous ne savons pas tout et que nous ne pouvons pas tout comprendre, surtout lorsqu’il s’agit d’expériences personnelles vécues par les gens. Il y aura toujours des zones grises qui nous obligeront à nous en remettre totalement à Dieu, et à ne pas essayer de tout expliquer ni rationaliser. De plus, comme chaque être humain est unique, l’expérience et le cheminement spirituels de chaque croyant sont aussi uniques, même si les principes bibliques demeurent les mêmes pour tous. Notre rôle est de demeurer dans les limites de l’Écriture, et de laisser à Dieu la part de mystère qui nous échappe.       

 

Editions OR VE SHALOM

Michel C.

Commentaires

L'expérience personnelle s'avère plus que des écrits sujets à maintes variations temporelles (dues entre autres aux traductions successives: araméen à hébreu à grec à latin à français.)

Galdar

Écrit par : Galdar | 04/12/2009

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