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15/02/2010

De l’usage du don des langues…

Le parler en langues, généralement, d’après les versets qui suivent, ne doit pas être utilisé dans les réunions de l’assemblée, mais plutôt dans le culte personnel du croyant. Il est clair, en effet, par tous les enseignements de Paul, que le don du parler en langues est accordé pour le culte personnel surtout, et non pas pour un usage en public, à moins que la langue soit comprise par un non-croyant visiteur ou étranger, ou qu’il y ait interprétation du message. Sans une de ces deux conditions, l’apôtre Paul demande de ne pas parler en langues à haute voix dans l’église, puisque personne de toute façon ne comprend rien ; l’église alors n’est pas édifiée mais dérangée. Évidemment, ceux qui ont reçu le don de parler en langues peuvent prier dans leur cœur ou tout bas ; cela est agréable à Dieu et ne dérange pas les autres. Nous savons tous, en effet, que Dieu n’est pas sourd ! Mais allons voir ce que l’Écriture nous dit de faire avec le parler en langues…


1) Définition des langues : 1 Corinthiens 14 : 2 à 5 :

« En effet, celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en Esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. Celui qui parle en langues s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Église…Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète pour que l’Église en reçoive de l’édification. »

2) Son utilité : 1 Corinthiens 14 : 6 à 12 :

« Et maintenant frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous en parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ?…Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ? De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air. Aussi nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui soit sans signification ; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment. »

3) Application dans l’église : 1 Corinthiens 14 : 13 à 20 :

« C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter…Autrement, si tu rends grâces par l’Esprit, comment celui qui est dans les rangs des simples auditeurs répondra-t-il Amen à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ? Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces, mais l’autre n’est pas édifié. Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ; mais, dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue. Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement… »

4) Conclusion : 1 Corinthiens 14 : 23 à 28, 40 :

« Si donc, dans une assemblée de l’Église entière, tous parlent en langues et qu’il entre de simples auditeurs ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? Mais si tous prophétisent, et qu’il entre un non-croyant ou un simple auditeur…les secrets de son cœur sont dévoilés de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous. Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu. »

« Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre ». 

En somme, dans l’église, tout en étant ouvert à ce que des membres aient le don des langues, il leur est demandé de se conformer aux directives de Paul dans la Bible et d’utiliser leur don, autant qu’ils le veulent, et de la façon qu’ils le désirent, dans leur culte personnel. Dans notre intimité avec Dieu, nous avons toute liberté… Par ailleurs, nous avons plusieurs versets qui démontrent bien que le don du parler en langues est surtout un moyen de prière et d’édification personnelle ; par ce fait même, il deviendra utile à l’Église, qui bénéficiera des prières et intercessions ainsi faites.

--- Romains 8 : 26-27 : « De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. »

--- 1 Cor. chap. 14 : « Celui qui parle en langues s’édifie lui-même… » «  En effet, celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu… » « Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces. » « Car si je prie en langues, mon esprit est en prière… »

D’ailleurs, Donald Gee lui-même (originaire de l’Angleterre – 1891-1966), qui fut vraisemblablement le prédicateur et écrivain le plus connu et le plus représentatif du mouvement de Pentecôte mondial, et considéré comme une sommité à l’intérieur de ce mouvement, a clairement indiqué dans ses écrits que le parler en langues général et à haute voix dans une assemblée ou une réunion était une incongruité ; laissons-lui la parole : « Parler diverses langues est aussi regardé comme un ministère défini que Dieu a placé dans l’Église ; mais, selon 1 Corinthiens 14 :5, celui-ci se rapprocherait beaucoup du ministère du prophète quand il est uni au don d’interprétation, comme cela doit toujours être le cas quand on l’exerce dans l’assemblée. » « Oh , le babillage enfantin en langues que nous entendons en certains lieux. Il n’y a là rien de convaincant, ou de merveilleux ou de puissant. » « Pour certains, cela consiste surtout en une décision de jouir pleinement de leurs manifestations personnelles de l’Esprit, en n’importe quelle occasion, sans tenir compte ou se soucier des autres, de leurs sentiments ou de leur bien-être. Cela conduit à des exagérations fréquentes et à des abus des langues et des autres dons du Saint-Esprit. » « Ceci signifie que le facteur qui doit déterminer la conduite de son propriétaire devrait être que ce don produise quelque chose qui produira un résultat vraiment valable pour la plus grande gloire du Donateur. »

(Ces citations sont des extraits tirés de deux écrits de Donald Gee, publiés à plusieurs reprises par différentes maisons d’édition).

Michel C.

Commentaires

Merveilleuse étude qui j'espère portera enfin de la sagesse aux chrétiens, les dons sont excellents, mais malheureusement les homme sont imparfait et les exerce pas comme Dieu le voudrait. Je suis heureuse de cette réflexion sage et bien venue que Dieu bénisse Michel.

Écrit par : Audylle | 15/02/2010

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