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16/02/2010

Le baptême du Saint-Esprit (ou de l’Esprit)

A la lumière de l’ensemble de la Parole de Dieu, nous ne pouvons faire autrement qu’arriver à la conclusion que le don des langues n’est pas le signe officiel du baptême du Saint-Esprit. Dans les actes des apôtres, il y a des cas où ceux qui reçoivent le Saint-Esprit parlent en langues, et d’autres cas où ils ne parlent pas en langues :


--- Parlent en langues : Actes 2 : 1 à 8

Actes 10 : 45-46

Actes 19 : 6

--- Ne parlent pas en langues : Actes 8 : 15 à 19

Actes 9 : 17 à 19

Actes 11 : 15 à 18

 

A la lumière de ces passages, nous constatons donc qu’à la nouvelle naissance en Jésus, lorsque nous recevons le Saint-Esprit (première effusion de l’Esprit), certains parleront de nouvelles langues, d’autres pas. Il y a des exemples des deux situations dans le livre des Actes, et c’est faire de l’extrapolation que de dire que les fois où ce n’est pas mentionné, cela a eu lieu quand même. Les Actes racontent les faits, qui se passent de différentes façons, et nous n’avons pas à y rajouter le fruit de notre imagination ; cette façon d’arranger la Bible pour confirmer nos théories est carrément contraire à la Parole de Dieu elle-même (Proverbes 30 : 5-6 : « Toute Parole de Dieu est éprouvée…N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur. »). On ne doit pas faire dire à la Parole de Dieu ce qu’elle ne dit pas ; si Dieu a pris soin de ne pas indiquer quelque chose, c’est qu’Il avait justement raison de le faire. Les omissions de Dieu sont aussi importantes que ses insertions.

 

Par exemple, lorsque Paul a reçu le Saint-Esprit (ou baptême ou première effusion de l’Esprit), il n’est pas indiqué qu’il a parlé en langues, mais il est mentionné qu’il recouvra la vue, ce qui est certainement aussi fort que parler en langues (on sait qu’il a par la suite reçu le don en question, mais on ne sait pas combien de temps après son baptême de l’Esprit). Paul a donc reçu une véritable immersion dans le Saint-Esprit, non accompagnée du don des langues mais plutôt d’un miracle physique. Par ailleurs, comme nous l’avons déjà dit précédemment, aucun verset doctrinal de tout le Nouveau Testament ne stipule qu’il y a un signe spécial rattaché au baptême du Saint-Esprit. Pourtant, Dieu n’a pas l’habitude de faire des oublis, surtout en ce qui concerne les vérités cruciales et fondamentales.

 

Ainsi, comme nous l’avons déjà mentionné, la Parole nous incite à être continuellement rempli du Saint-Esprit ; il s’agit là d’une priorité. Mais comment pourrions-nous être remplis du Saint-Esprit si nous n’avons même pas d’abord été baptisés de Lui (ou en Lui) ? Le baptême du Saint-Esprit est pourtant déjà promis et donné à tous ceux qui acceptent  réellement  Jésus dans leur cœur – Actes 2 :38 : « Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » Il n’a pas dit : « …et vous recevrez le don des langues » ; il a dit : «…et vous recevrez le don du Saint-Esprit », le Saint-Esprit lui-même étant ce don de Dieu. Par ailleurs, Actes 10 : 44 à 48 nous montre bien qu’une première effusion de l’Esprit est étroitement liée à la nouvelle naissance. En fait, à la nouvelle naissance, chacun reçoit sa mesure de foi et d’Esprit, comme un acompte de la part de Dieu, selon sa prescience et son bon vouloir. A la nouvelle naissance, étant totalement justifiés « de position » devant Dieu par le sang de Jésus, nous sommes instantanément pardonnés, vidés de tous nos péchés commis jusque là et de toute notre ancienne vie. Ce vide ainsi créé nous permet d’être rempli pour la première fois du Saint-Esprit, selon la mesure de Christ et de la volonté parfaite de Dieu. Cependant nous savons tous que, bien que justifiés « légalement », nous ne sommes pas encore vraiment changés dans notre condition adamique, la sanctification pratique ne faisant que commencer. Nous sommes encore dépositaires de notre vieille nature, avec son orgueil, sa propre justice, son égoïsme, sa rébellion, sa convoitise, etc., ce qui fait que le péché reprend souvent assez rapidement du terrain et que les racines d’iniquité repoussent de nouvelles tiges…Cela fait en sorte que les effets de notre baptême ou première effusion de l’Esprit s’estompent parfois assez rapidement, ce qui peut nous amener à penser que nous n’avons pas réellement été baptisés de l’Esprit. Pourtant, nous l’avons bel et bien été, la Parole le dit.

 

Le travail de sanctification (séparation du monde), commençant dès l’instant de la nouvelle naissance, et ayant pour but la mort du « moi », pour faire place à la vie du Royaume de Dieu, est souvent parsemé de péchés multiples, chutes, épreuves, embûches, erreurs, échecs, etc. ….Et on sait bien que le péché ou état de péché attriste le Saint-Esprit et diminue ainsi notre communion avec Dieu. La réalité de sa présence et de sa mainmise sur notre vie semble alors tellement diminuer, qu’inévitablement cela nous emmène à douter avoir réellement reçu une effusion de l’Esprit. Alors le vase doit être vidé à nouveau, pour être rempli à nouveau (par la repentance, la confession, l’abandon à Dieu, la foi, la grâce…) ; car on ne peut remplir un vase de « vin nouveau » tant qu’il reste plus ou moins rempli du vieux contenu… Pour que le cœur soit rempli de la vie du Saint, il doit être vidé du mal qui y est contenu. C’est pourquoi, après une période plus ou moins longue de sanctification par le Saint-Esprit, le chrétien pourra recevoir une nouvelle effusion de l’Esprit, qui lui semblera parfois (et pourra l’être effectivement) beaucoup plus forte, marquante, décisive et permanente que celle qu’il a reçue à la nouvelle naissance. Et c’est normal puisque le but de la sanctification (par la foi, la grâce et l’Esprit) est justement de nettoyer le cœur pour faire encore plus de place au Saint-Esprit. Plus le chrétien est vidé de son moi et libéré de son ancienne nature pécheresse, plus il y a de la place pour l’Esprit-Saint, et plus alors l’effusion de l’Esprit qui est reçue peut être déterminante, le tout sous la souveraineté de Dieu.

 

Comme exemple concret de cela, on pourrait dire que l’esprit humain, avant la conversion, est comme une bougie éteinte. A la nouvelle naissance et première effusion de l’Esprit, Dieu allume la bougie. Mais avec le temps, à cause des péchés, désobéissances, incrédulité, etc., la flamme diminue de plus en plus…La flamme manque alors d’oxygène et devient parfois si petite qu’elle ne donne presque plus de lumière ni de chaleur. Alors Dieu renvoie un nouveau souffle de l’Esprit, pour ranimer et vivifier la flamme. C’est ça le rôle de toute effusion ou renouvellement de l’Esprit. De plus, la Parole nous montre bien que même si nous avons tous été baptisés du St-Esprit à notre nouvelle naissance, nous pouvons goûter constamment à de nouvelles onctions, à des découvertes toujours plus profondes, à de nouvelles actualisations de l’œuvre et des dons du St-Esprit en nous. Après le baptême du salut…un baptême de consolation…un baptême d’affermissement…un baptême de « seigneurie de Jésus dans notre vie »…un baptême d’appel… Une effusion de l’Esprit n’est pas un sacrement, c’est Dieu qui vient à l’homme et augmente sa présence en lui. De même, quand un chrétien reçoit un don spirituel, sa communion avec Dieu en est renforcie. Le don n’est pas incorporé à sa vieille nature, mais c’est tout simplement Dieu, qui par sa présence, exerce ce don par le chrétien, qui est un « vase de terre ». Comme pour l’ancien temple de Jérusalem, il en est de même pour notre corps aujourd’hui, qui est la demeure de Dieu : la présence de Dieu peut y être augmentée ou diminuée, dépendamment de notre situation spirituelle. C’est pourquoi, nous ne devons pas nous contenter de ce qui a été reçu dans le passé, mais plutôt demander humblement à Dieu qu’Il nous remplisse à nouveau de son Esprit, surtout quand nous vivons un moment critique de notre vie chrétienne ou que nous sommes conscients de notre vide…Une belle image dans l’Ancien Testament de la réalité et du rôle d’un renouvellement de l’Esprit se trouve dans le livre de Zacharie chapitre trois.

 

Il est très important de comprendre que Dieu n’accorde pas son Esprit pour dix ans à l’avance ! Il n’accorde toujours que ce qui est nécessaire pour chaque jour, le temps présent, ou les temps qui suivent immédiatement. C’est pour ça qu’il nous faut être ouvert constamment à de nouvelles effusions de l’Esprit, à la réception d’une présence accrue de Dieu dans nos vies. C’est comme pour la prière et la méditation de la Parole de Dieu : nous ne pouvons pas nous y adonner pour un mois ou un an à l’avance ; nous avons besoin de notre nourriture spirituelle à chaque jour, jour après jour…Pour la réception de l’Esprit, c’est la même chose : Dieu ne nous le départit que selon les besoins du moment, les besoins dus à ses appels, et des dons spirituels à exercer. Déjà, à la nouvelle naissance, Dieu accorde à chacun sa portion d’Esprit et de foi ( la foi qui est de toute façon un fruit de l’Esprit – Galates 5 :22). Dieu accorde alors toute la portion de son Esprit dont chacun a besoin à ce moment-là ; mais chacun aussi est susceptible d’en recevoir de nouvelles portions et onctions plus tard, selon les nouveaux besoins, combats, responsabilités et appels spécifiques. D’ailleurs, dans le passage de Jean 20 :21-22, moment qui se situe après la résurrection mais avant la Pentecôte : « Jésus leur dit de nouveau :La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit ». Jésus accorda donc une première portion de l’Esprit à ses disciples avant la Pentecôte (ce qui leur permit de persévérer dans la prière jusqu’à cette date…). Mais il leur en accorda une plus grande encore à la Pentecôte, puis d’autres par la suite…

 

La portion de l’Esprit reçue peut donc varier au cours de la vie de chaque croyant, comme c’est le cas pour les vocations, dons spirituels et œuvres (de Dieu) à accomplir. Dieu est juste et souverain, et Il nous accorde toujours, à la nouvelle naissance ou après, tout ce dont nous avons besoin. Dans sa sagesse infinie, Il tient compte de sa volonté, des circonstances, situations particulières, et évidemment de la réceptivité de chacun. Toute la Bible fourmille d’exemples montrant que Dieu accorde une portion variable de son Esprit selon les individus et les circonstances, en fonction de ses appels et de sa justice. Dieu n’octroie jamais de son Esprit plus ou moins qu’il n’est nécessaire. La parabole des talents et celle des différentes parties du corps démontrent bien que Dieu répartit les œuvres et responsabilités de façon différente pour chaque individu, mais que cela ne les empêche pas d’être tous égaux. Cependant, nous voyons aussi qu’il est demandé plus à ceux qui reçoivent plus ; c’est là que les choses s’égalisent. Il en est de même pour tous les dons spirituels : chaque « vase terrestre » recevra ce qui lui est départi et devra répondre de ce qu’il a reçu. Dieu n’est pas injuste ; Il n’exige que selon ce qu’Il donne (« Dieu donne ce qu’Il ordonne… »). Celui qui reçoit plus se voit aussi imparti de plus de responsabilités, difficultés, combats, persécution, solitude, souffrance, joie, paix, bénédictions, communion avec Dieu, etc. …

 

«Selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun » (Romains 12 :3). « …À ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ… » (2 Pierre 1 :1).

 

Aussi, il convient de préciser que le baptême du Saint-Esprit et la plénitude du Saint-Esprit sont deux réalités différentes dans la vie de chaque chrétien ; si tous reçoivent nécessairement le premier, très peu semblent connaître et demeurer dans la deuxième réalité… La plénitude du Saint-Esprit n’est pas une expérience acquise une fois pour toutes. La meilleure manière d’être rempli du Saint-Esprit, c’est d’admettre notre manque à Dieu au fur et à mesure de notre marche, et de lui demander de nous combler. Au lieu de nous appuyer sur une expérience spécifique passée, nous devons constamment laisser renouveler la flamme de l’Esprit en nous, pas par nos propres forces, mais en venant à Dieu. La preuve qu’il n’y a pas de relation directe entre plénitude du Saint-Esprit et don des langues, c’est qu’il est possible de rencontrer certains croyants qui parlent en langues et qui pourtant demeurent liés par toutes sortes de péchés, et ne présentent pas vraiment le fruit ni les œuvres de l’Esprit. Nous ne devons cependant pas généraliser, car généraliser est souvent contraire à la vérité et à l’équilibre. D’autre part, il y a aussi des chrétiens qui ne parlent pas en langues mais qui sont remplis du fruit de l’Esprit, dont l’amour, et qui accomplissent un réel service pour Dieu…Alors, lequel de ces deux groupes a-t-il réellement été baptisé du Saint-Esprit ? En fait, les deux, sauf que le premier groupe s’est possiblement « assis » sur une expérience vécue, tandis que l’autre a continué de rechercher la plénitude de Dieu.

 

Le fait d’être baptisé et rempli du Saint-Esprit n’a rien à voir directement avec l’obtention d’un don spécifique, y compris le don des langues, quoique l’obtention d’un don spirituel quel qu’il soit représente toujours une bénédiction. Le parler en langues n’est donc pas nécessairement le signe de la plénitude du Saint-Esprit, ni de la sanctification, ni même d’une vie chrétienne véritable (1 Corinthiens 13 : 1-2). D’ailleurs nous n’avons qu’à regarder attentivement Matthieu 7 :21 à 23 : Les personnes concernées dans ces versets ont fait bien plus que parler en d’autres langues, et pourtant le Seigneur les a rejetées.

 

Le don du Saint-Esprit est un don gratuit pour tous, de même que le salut ; la plénitude du Saint-Esprit est aussi un don de la grâce de Dieu, mais pour ceux qui la recherchent, la désirent, se repentent et s’humilient. Les dons spirituels sont pour ceux à qui le Saint-Esprit veut bien les donner, puisqu’ils sont pour le bien-être de l’ensemble de l’Église. Même le don des langues, s’il est essentiellement utilisé dans son culte personnel (le chrétien s’édifie lui-même), sert aussi à l’église, puisqu’en Esprit sont faites des actions de grâces, des supplications, intercessions et prières de toutes sortes. D’ailleurs, ce n’est vraiment que par la foi et dans l’humilité qu’on peut prier en d’autres langues, puisqu’on ne connaît pas précisément le contenu de notre prière ; il faut donc abandonner notre raison et notre bouche à Dieu, et alors exercer ce don de la sagesse (folie) de Dieu dans la foi et l’obéissance.

Michel C.

Or vê Shalom

Commentaires

je désire recevoir le baptème dans l'esprit saint
je dois mettre des obstacles

Écrit par : godin | 04/01/2012

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