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24/02/2010

Pour un vrai réveil…

Nous devons donc nous efforcer de ne pas toujours cataloguer, expliquer, ériger en doctrines, traditions et recettes, les différentes œuvres et interventions de Dieu. Ne cherchons pas à toujours comprendre avec notre intelligence les voies et les actions de Dieu, qui sont au-delà de notre portée…D’autre part, demandons à Dieu le discernement spirituel pour refuser et nous éloigner des débordements et des mélanges, qui portent atteinte à sa gloire et à sa sainteté: mélange de foi et de sentimentalisme ; mélange de foi et de pensée positive humaniste ; mélange de foi et de visualisation, technique ésotérique provenant du « Nouvel Age » ; mélange de foi et de thérapie de groupe (psycho-émotionnel) ; mélange de religion et de mondanité (satisfaction de la chair) ; mélanges, mélanges, chefs d’œuvre de Satan, pour saper la puissance et la crédibilité de l’Église du Seigneur. Nous devons aussi résister à la tentation de refaire, de revivre ou d’imiter une expérience vécue à un moment précis par une personne ou un groupe de personnes. À toutes les fois que nous portons plus d’attention à une expérience qu’à « Dieu lui-même », cela emmène des pratiques burlesques dans l’Église. Toute démonstration physique, non surnaturellement et spontanément poussée par le Saint-Esprit, à l’intérieur d’un « culte » ou d’une réunion, met le focus sur la personne humaine et non sur Dieu.


Aujourd’hui (comme de tout temps), dans un certain nombre d’églises, beaucoup d’éléments nouveaux, provenant en grande partie de l’influence du siècle, avec son cortège d’individualisme, de concepts psychiques, de défoulement et de libération du « moi », produisent une grande confusion et une sorte de christianisme illusoire. C’est la même chose qui se produit dans les églises où on a fait d’une intervention inattendue et momentanée de Dieu, un genre de « sacrement » et de normatif pour toutes les rencontres par la suite. C’est vouloir reproduire indéfiniment une action de Dieu qui était réelle au début, mais qui est devenue, par le désir de l’homme de prolonger et d’institutionnaliser la bénédiction, un mélange d’ignorance et de contrefaçon charnelle du miracle initial, par l’emphase qui sera mise sur « le visible à tout prix », plutôt que sur le Dieu invisible. La pression de groupe, le désir de connaître une expérience sans faute, l’ambiance surchauffée et entretenue par un certain nombre d’intervenants et d’initiés, un enseignement unidirectionnel, tout cela peut faire dévier n’importe quel réveil vers un débordement charnel. Et souvent, les jeunes convertis, qui ne peuvent avoir le discernement de ces choses, vont être utilisés (à leur insu) pour « étirer » dans le temps une expérience de bénédiction, qui était pourtant réelle au moment où Dieu l’a envoyée.

 

Si l’émotivité prend le dessus sur la foi, et si les dirigeants spirituels, à la lumière des Écritures et par le discernement de l’Esprit, ne font pas le partage entre ce qui vient de Dieu et ce qui vient de la chair (comme par exemple l’a si bien fait Wesley lors du réveil méthodiste), on va assister à une sorte de perpétuation, d’imitation sans fin et de déformation du miracle initial que Dieu a fait au départ dans le but de répandre son salut et sa sainteté, et non pas de perpétuer une expérience « chatouillante ». Heureusement, en demeurant dans une communion intense avec le Seigneur et en demeurant dans sa Parole, nous pouvons être en mesure de faire la part des choses, de discerner correctement, et de demeurer le plus possible dans les voies justes, vraies et pures de notre Dieu trois fois saint, pour qui les mélanges ne sont pas agréables.

 

Je crois fermement aussi que nous devons apprendre, en ces temps de la fin, à éviter les faux débats, sur toutes les questions secondaires et souvent charnelles, et apprendre à nous accepter avec nos différences, tout en demeurant ferme dans la « saine doctrine », et en refusant tout compromis qui dilue les principes fondamentaux de la foi. Nous devons être ouverts aux forces et aux faiblesses de chaque groupe, et mettre en commun nos différents bagages, au lieu de faire de l’endoctrinement et du prosélytisme en faveur de nos idées préconçues et nos façons de voir et de faire. Dieu nous appelle à la repentance et à l’humilité, à la tolérance pour tout ce qui est sans importance, secondaire et personnel. Le fait que nous ayons souvent peur les uns des autres, et peur de nos différences, dénote notre manque de consécration, de sanctification et d’amour. Jésus a certainement l’intention de venir chercher une Église unie et glorieuse. Il veut que nous soyons unis, comme Lui et le Père sont Un; c’est pas peu dire ! Ouvrons nos cœurs à l’Esprit, cherchons la face de Dieu, pour qu’il enlève ce qui n’est pas de sa nature en chacun de nous et dans son Église, qu’il veut certainement revivifier pour son retour…  « Aujourd’hui, si vous entendez ma voix… », dit le Seigneur. Je veux préciser qu’il ne s’agit pas cependant de tomber dans un œcuménisme charnel, qui n’est pas l’unité véritable, mais souvent un amalgame de compromis et d’erreurs sur la vérité et sur la Parole de Dieu. Non, l’unité dont la Bible parle est celle de l’amour, de l’Esprit, de Jésus qui est « le chemin, la vérité et la vie »…

 

Enfin, n’oublions pas que tous les réveils véritables qui sont venus de la part de Dieu depuis 2000 ans, ont toujours été en réalité un nouveau souffle (ou renouvellement) de l’Esprit, d’abord pour une ou quelques personnes, puis ensuite pour un groupe ou une région, et parfois un pays tout entier… Il ne faut jamais perdre de vue que le but principal de tout réveil est avant tout la conversion des pécheurs. Tout réveil est en quelque sorte une nouvelle immersion dans l’Esprit d’une personne ou d’un groupe de personnes (qui se sont endormies ou refroidies), pour que le salut puisse s’étendre aux inconvertis. Toutes ces effusions nouvelles de l’Esprit sont par pure grâce et sont voulues par Dieu. Seulement, en tant que sacrificateurs du Très-Haut, nous avons le privilège et la responsabilité de demander à Dieu de telles interventions, et l’on sait qu’il répond aux prières provenant de cœurs purs.

 

Mais, au lieu de demander à Dieu constamment des réveils spectaculaires et « divertissants », commençons par lui demander de nous réveiller chacun personnellement, de réveiller notre église, de sauver nos gens…Demandons aussi à Dieu avec insistance de préparer à l’avance des cœurs et des ouvriers nombreux pour encadrer ces réveils. Demandons-lui aussi de préserver ces réveils de toute contrefaçon charnelle, de tout débordement, mélange, déviation et diversion provenant de l’ennemi. Un réveil qui demeure vraiment sous les auspices du Saint-Esprit est quelque chose de pur, beau, saint, merveilleux, de bonne odeur et de bon goût. Un vrai réveil bénit et unit l’Église en général (le corps de Christ); il n’a pas d’arrière-goût, et ne crée pas de doute ni de confusion dans le cœur des chrétiens. Un vrai réveil est : clair, explicite, évident, manifeste, certain, sûr, indubitable, véridique, authentique, indiscutable; il n’a jamais besoin que des hommes se portent à sa défense, ou se sentent sans cesse obligés d’en légitimer les effets. Tout ce qui vient réellement de Dieu est incontestable et répand une odeur sainte, agréable, édifiante…

 

Nous devons être capables, avec l’assistance du Saint-Esprit, de faire la différence entre un mouvement de l’Esprit qui constitue un vrai réveil, et une imitation forcée provenant de la chair et du désir de satisfaction du « moi », débouchant en démonstrations émotives et repoussantes…Comme le disait si bien un vieux prédicateur américain que j’ai eu le bonheur d’entendre, tout « réveil » qui ne s’appuie pas essentiellement et fondamentalement sur la repentance, la sainteté et la gloire de Dieu, n’est pas un vrai réveil, mais une simulation de réveil. Veillons donc à bien nous préparer pour les réveils que le Seigneur, dans sa grâce, peut encore envoyer sur la terre, pour marquer la fin de la période de l’Église.

 

Il convient aussi d’ajouter encore une fois que nous ne devons pas nous perdre en conjecture sur les mots ou expressions concernant cette réalité d’un réveil ou d’une intervention de l’Esprit dans la vie d’un chrétien, d’un groupe de chrétiens, ou d’une population (ou région) entière. C’est vrai que chaque mot (ou expression) a sa nuance au niveau du sens et qu’il serait préférable que nous utilisions toujours les mots justes pour définir les réalités spirituelles. Mais c’est surtout l’impact pour le Royaume et la gloire de Dieu qui est important. Revoyons quand même quelles sont les différentes expressions utilisées pour signifier une œuvre spéciale ou réveil du Saint-Esprit :

 

  • Baptême, immersion, réveil, renouvellement de l’Esprit…

 

  • Pluie, souffle, vent, feu de l’Esprit, nouvelle onction ou onction renouvelée…

 

  • Effusion de l’Esprit; être rempli du Saint-Esprit (action soudaine)…
  • Réception d’une nouvelle portion, ou d’une plus grande portion de l’Esprit…

 

  • Dieu abaisse son ciel…ouvre les écluses des cieux…

 

  • Et toute autre expression ou façon diverse de signifier l’action de Dieu de répandre son Esprit dans une intervention puissante et soudaine de sa part…

 

Pour terminer ce chapitre, disons que la Bible, prise dans son ensemble et sa complémentarité, donne clairement le chemin qui conduit à la réception d’un réveil ou effusion de l’Esprit ; elle trace ce que nous pouvons appeler « le sentier de la réception de l’Esprit ». Il y en a de nombreux exemples, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. Tous les réveils qui y ont eu lieu, ainsi que la multitude d’autres depuis 2000 ans, ont suivi le même cheminement :

 

1) Se repentir – désirer, avoir soif, soupirer – prier – demander avec foi (comme pure grâce) : Jérémie 29 :11 à 13 -- Osée 10 :12 -- 2 Chroniques 7 :14 -- Psaumes 27 : 13-14 -- Psaumes 130 : 5 à 8

 

2) Croire et attendre dans la foi et l’assurance : 1 Samuel 12 : 22 à 24 -- Ésaïe chapitre 54 -- Jérémie 31 : 27 et 31 à 34 -- Ésaïe 51 : 9 et 52 : 1-2 -- Jean 4 : 34-35 -- Zacharie 10 :1 -- Psaumes 128 : 5-6 -- Hébreux 10 :36-37

 

3) Recevoir le Saint-Esprit, les eaux vives, les bénédictions, par la foi et comme pure grâce… La réception de la plénitude du Saint-Esprit est un don de Dieu ; elle est à recevoir, elle ne se mérite pas et ne se gagne pas. Nous devons adopter une attitude d’attente dans l’action de grâces :

Dire merci = façon de demander dans la foi et l’action de grâces

= mettre en pratique Hébreux 11 :1

Disons merci, pour l’accomplissement des promesses de Dieu, la réalisation de sa

Parole et l’exaucement de nos prières :

Jean 20 :21-22 – Jean 16 :24 – Jean 4 :10 et 14 – Apocalypse 21 :6 et 22 :1

et 17 – Luc 3 :16 – Luc 18 :17 – Galates 3 :14 – Actes 1 :5 et 8

Actes 2 :38-39 – Actes 11 :15-16 – Genèse 49 :24-25

 

4) Louer et servir Dieu (Dieu nous fait passer à l’action) :

Actes 4 :33 – Actes 5 :12 à 16 – Actes 6 :8 – Actes 2 : 42 à 47 – Actes 14 :3

Genèse 46 :1 à 3  -- 2 Timothée 1 :7 à 10 – Éphésiens 3 :20-21

 

Faisons de Actes 4 : 29-30 notre prière personnelle et collective… Prions aussi pour recevoir les secrets et le conseil de Dieu, la révélation de son plan, de ses œuvres, les dons de son Esprit, sa sainteté, son intelligence, sa justice…toutes grâces en Jésus :

Genèse 41 :50 à 52 – Psaumes 85 :13 – Daniel 2 :19 à 22 – Amos 3 :7

Jérémie 33 :3 – Joël 2 :26 à 28

 

Merci Seigneur, pour le réveil que tu envoies dans ma vie, dans celle de mes frères et sœurs, dans l’Église en général, dans mon pays, et partout où tu le voudras…

 

Merci Seigneur de sauvegarder l’honneur de ton Nom et de glorifier ton Église en ces temps de la fin, comme tu l’as fait si puissamment lorsqu’elle a commencé…

 

Puissions-nous revivre aujourd’hui même tout ce qui est décrit dans le livre des Actes, afin de hâter ton retour…

 

Amen ! Viens, Seigneur Jésus !

Michel C.

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