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30/04/2010

Malheur aux bergers qui dispersent le troupeau de mon pâturage

2474926133_326a97bed9.jpgSelon le dictionnaire, le berger c’est celui qui garde les brebis, le troupeau. Durant son ministère terrestre, notre Seigneur Jésus-Christ s’est présenté comme un berger, le vrai berger venu pour donner la vie aux brebis, aux hommes qu’il considère comme le troupeau du pâturage de l’éternel. Jésus s’adressant aux juifs a déclaré dans Jean 10.11 Moi je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. A travers cette déclaration, Jésus fait ressortir une vérité capitale ; celle de l’existence de bons bergers mais aussi de mauvais bergers. Dans l’ancien testament, nous voyons l’éternel se plaindre de mauvais bergers, Ezekiel 34.1-6 1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots:

2 Fils de l’homme, prophétise contre les pasteurs d’Israël! Prophétise, et dis-leur, aux pasteurs: Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Malheur aux pasteurs d’Israël, qui se paissaient eux-mêmes! Les pasteurs ne devaient-ils pas paître le troupeau?

3 Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué ce qui était gras, vous n’avez point fait paître les brebis.

4 Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté.

5 Elles se sont dispersées, parce qu’elles n’avaient point de pasteur; elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, elles se sont dispersées.

6 Mon troupeau est errant sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, mon troupeau est dispersé sur toute la face du pays; nul n’en prend souci, nul ne le cherche.


Les versets 3 et 4 de ce passage nous révèlent les reproches que Dieu fait aux bergers de cette époque mais aussi montre les conséquences de leurs mauvaises conduites aux versets 4 et 5.

 

S’il est vrai qu’aujourd’hui dans nos assemblées il y a de bons bergers qui font correctement le travail à eux assigné par le seigneur (prendre soin du troupeau, le conduire, assouvir sa soif et sa fin, le protéger des dangers), malheureusement il est à regretter comme hier qu’il existe de mauvais bergers dans nos communautés. Leur mauvaise conduite ne fait qu’affaiblir et fragiliser l’église du seigneur. Le constat est amer. Certaines communautés se vident de leur membre au profit d’autres communautés, démission de certains pasteurs et responsables qui se sentent obligés de créer leur église (prolifération d’églises et de ministères), papillonnement de bon nombre de chrétiens qui vont d’église en église parce qu’ayant perdu tout repère. Dans le pire des cas, c’est l’apostasie, puis la rétrogradation. Face à un si grand danger qui mine l’église du seigneur, il est nécessaire de faire la lumière sur la responsabilité de ces bergers établis sur nos communautés chrétiennes.

 

I- Les bergers et l’usage de l’autorité du seigneur

Le berger est celui qui a reçu de la part du seigneur, l’autorité pour paître le troupeau. Malheureusement, le constat qui est fait est que certains bergers se servent de cette autorité pour traumatiser et tyranniser les chrétiens. Ils se prennent pour Dieu au point où ils sont les seuls à décider de comment doit fonctionner l’église sans la collaboration des collègues et des responsables. Personne n’a droit de citer devant eux. Ils refusent la contradiction et réfutent toute suggestion venant d’une tierce personne. Il n’y a que leur volonté à eux qui compte. Ils sont arrogants, hautins et prétentieux. Au gré de leurs humeurs, ils bénissent et maudissent les fidèles, et appliquent la sous discipline. Ce sont eux qui décident qui doit épouser tel ou qui ne doit pas épouser tel. Ils font et défont les mariages, brisent des couples et des foyers. Il y a n’en qui vont plus loin en entretenant des relations sexuelles avec leur fidèles et même avec les épouses de certains frères dans l’église. Ils recherchent la gloire et les honneurs, ce qui les conduit à la cupidité.

 

II- Les bergers et les finances de l’église

Comme Judas l’Iscariote, plusieurs bergers sont amis de l’argent. Ils sont dans le ministère non pour paître le troupeau du seigneur, mais pour dépouiller les chrétiens et les rendre encore plus misérables. Ils n’ont pour seul objectif que de s’enrichir, avoir de grosses voitures, de grandes maisons extravagamment meublées, des costumes et accessoires de luxes qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Leurs familles vivent comme les riches des temps modernes, les enfants fréquentent les meilleurs établissements de la place ou à l’étranger, dans des établissements de renom. Pendant ce temps, les orphelins, les veuves, les jeunes diplômés ou sans emploi, les femmes et les démunis sont laissés pour compte. Les églises sont remplies d’indigents et aucune politique sociale n’est mise sur pied pour aider cette catégorie de personne. Pendant que le troupeau se meurt de fin, les bergers s’engraissent. Pour parvenir à leur fin, diverses méthodes sont mises sur pied ; offrandes à répétition avec pour but de soutenir l’œuvre du seigneur. Il est sommé aux fidèles dans certaines églises de ne mettre que des billets de banque et des chèques dans les corbeilles, les pièces de monnaie sont interdites. Dans certaines assemblées, il est demandé aux fidèles de payer de l’argent avant de rendre témoignage des bienfaits du seigneur, ou de déposer de grosses sommes avant que le berger ne prie pour eux. J’ai reçu le témoignage de cette communauté où le berger a demandé aux fidèles d’emprunter de l’argent pour payer la dîme car Dieu leur réservait de grandes bénédictions. Pour avoir la main mise sur les finances de l’église, certains bergers n’hésitent pas confier la caisse à un parent ou à leur épouse. Les pasteurs secondaires et appelés n’existent que de nom ; ils vivent dans la misère faute d’un véritable soutien. Car les petits dieux ce sont taillés la part du lion. Le choix des responsables et les visites sont opérés sur la base du statut social. Sont nommés et visités, seulement les brebis grâces, celles qui ont un compte bancaire bien garni. Désormais, les campagnes d’évangélisation et autres programmes d’édification ne sont plus au centre de la vision, ces choses deviennent secondaires faisant place aux besoins et charges élevés du pasteur qui est toujours entre deux avions ou dans des boites de nuit. Cette manière d’agir est déplorable et scandaleuse. Et pourtant les saintes écritures sont très claires sur les caractéristiques et devoirs du berger.

 

III- Caractéristiques et devoirs du berger

 

1- Caractéristiques du berger

Dans 1Timothée 3.1-7, l’apôtre Paul nous présente les caractéristiques du bon berger. S’adressant à Timothée, il affirme : Cette parole est certaine: Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente.

2 Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement.

3 Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé.

4 Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté;

5 car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Eglise de Dieu?

6 Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable.

7 Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable. Ces parole de Paul sont très claires et devraient inspirer les bergers de notre temps dans l’exercice de leur fonction.

2- Devoirs du berger

Le berger c’est celui qui a pour rôle de paître le troupeau. Il doit conduire les brebis, assouvir leur soif et leur faim. Le berger a le devoir de fortifier les brebis faibles, guérir celles qui sont malades, panser celles qui sont blessées, ramener celles qui se sont égarées et chercher celles qui sont perdues. Le berger se doit de protéger le troupeau dans les dangers même au péril de sa vie, et doit constituer un modèle pour ses brebis. Le travail du berger n’est donc pas facile.

C’est une vocation d’être berger et de paître le troupeau du seigneur. Les chrétiens ont du prix aux yeux de l’éternel, c’est pourquoi les bergers établis sur le troupeau du seigneur doivent prendre garde aux différentes actions qu’ils posent. Car chacun sera rétribué selon ses œuvres.

(C’est l’apôtre Pierre qui parle) Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée: Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire.1Pierre5.1-4. Que Dieu vous bénisse.

 

Ancien N’GOUMISSA Patrice

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